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L'éclipse totale du Soleil du 22 juillet 2009 en Chine

Justification

Trajectoires des éclipses vues depuis 2001 et à voir d'ici 20 ans

Je suis un grand amateur des éclipses totales du Soleil. Il y a l’émotion qui monte au fur et à mesure de la progression de la Lune devant le Soleil. Il y a toutes sortes d’épiphénomènes plaisants comme les ombres volantes, le dégradé des couleurs de l’horizon, les grains de Bailly, la réaction de la biosphère, …

Mais plus que cela, il y a la belle luminescence rose des protubérances. Cette couleur est produite par le mélange du rouge profond de la chromosphère et du blanc électrique de la basse couronne. Une couleur unique au monde qui donne à la fois l’impression de transparence et de phosphorescence. Comme un rubis éclairé de l’intérieur. Je n'ai trouvé qu’une seule analogie sur terre : Le bleu particulier des lagons au soleil. On y voit en même temps le bleu de l’eau, les fonds de sable blond et l’azur du ciel qui se reflète. Tout cela dans une seule couleur…

Prévisions de couverture nuageuse

Et puis par-dessus tout, il y a la grande couronne solaire. Aucune photographie ne restitue sa splendeur. Aucune image ne suscite l’émotion qu’elle provoque. Du coup, il faut acheter une place et assister au spectacle. Et quel spectacle: La couronne est le clou du ballet céleste. C’est l’image que l’on n’arrive pas à fixer, que le cerveau peine à composer. C’est le souvenir qui hante les rêves et qui pousse à la quête des éclipses totales du Soleil.

On trouve assez facilement les cartes des prédications des trajectoires des éclipses totales. Celle présentée ici est adaptée de la publication de F. Espenak du site de la NASA. Celles de P. Rocher de l’institut Français de mécanique céleste sont aussi très biens. J’y ai mis en rouge les éclipses que j’ai pu voir depuis 2001, en jaune celle que je suis allé voir cette année et en pourpre celles que j’irais peut-être voir dans les vingt prochaines années.

La trajectoire de l'ombre vers Shanghaï et le Japon

Avec les trajectoires des éclipses, on trouve de plus en plus facilement les prédications de couvertures nuageuses. Pour cette année, l’éclipse passe en Asie en période de mousson. La couverture nuageuse promet d’être totale en Inde. Pourtant l’éclipse passe dans des régions qui font rêver comme Darjeeling, le Bengale ou le Boutant. La Chine montre des statistiques plus favorables. La petite île Japonaise de Kagoshima aussi.

Mais un grand voyage pour aller voir une éclipse ne se décide pas seulement en fonction des dires des prédicateurs. L’intérêt touristique influence le choix. Les possibilités d’y aller en famille jouent aussi. Les informations glanées de-ci de-la et que l’on sait plus ou moins fiables perturbent le jeu. Par exemple mes collègues de travail au Japon m’ont informé dès 2007 que l’île de Kagoshima était sur réservée. Ou bien mon propre frère qui me raconte que depuis sa chambre d’hôtel à Shanghai il peut toujours voir les cheminées d’usines mais jamais le Soleil…

Pour cette éclipse-ci, ce sera la Chine de l’est, celle des grandes métropoles et de la surpopulation, celle qui est en plein développement depuis seulement dix ans, celle qui nous fabrique tout et qui démarre une centrale à charbon par semaine pour alimenter ses usines, ses climatiseurs, ses postes télé et ses MP3.

Résumé du voyage en Chine

8 juillet : L’expérience du voyage dans l'asie centrale et la Chine de l’ouest de l’an passé nous pousse à partir en sur médication. Les sacs sont essentiellement pleins de cachets, de crèmes et autres onguents pour les problèmes d’intestin, pour les dangers du paludisme, pour les angines de climatisation, pour les coups de Soleil et pour les bactéries de toutes sortes.

Le Soleil vu à l'aéroport de Roissy

À une semaine du départ les météorologues racontent que des Indous pratiquent des rites de mariages de grenouilles pour implorer le début de la mousson. Pour Shanghaï, les prédications sont aux passages très pluvieux.

9 juillet : Comme par hasard, nous trouvons dans les bacs des disquaires de l’aéroport le dernier disque du groupe Placebo : « Battle for the sun ». Est-ce un présage ?

10 juillet : Arrivée en Chine après une nuit d’avion le matin du 10 juillet vers 06h30. C'est l'aube et il fait déjà 30°C. Les visites commencent sous un Soleil voilé et dans une atmosphère pesante d’humidité. Le bel œuf du théâtre de Pékin construit l’an passé pour les jeux olympiques. La place Tian-An-Men avec l’immense palais de l’assemblée du peuple, la porte du même nom -où Mao proclama la République Populaire de Chine le 1er octobre 1949-, le mausolée de Mao et le monument aux héros du peuple. Tout cela fleure bon le socialisme, celui que l’on a connu en Europe et en Russie; celui que l’on peut encore apprécier à Cuba, en Corée du Nord… Visite du Temple du Ciel.

Le Soleil à l'entrée de la citée interdite

Vers midi, grimpette en haut des 14 mètres de l’ancien fortin des murailles (érigées vers 1272) qui héberge l’ancien observatoire astronomique de Pékin. À voir sur http://www.bjp.org.cn/en/index.htm Balade dans l’avenue de la Paix Éternelle où l’on rase les quartiers traditionnels pour y mettre des boutiques de marques. Tout cela fleure bon les galeries-casinos de Las Vegas, les Champs Élysée de Paris, le quartier Ginza et l’avenue Omote Sando à Tokyo, Canton Road à Hong-Kong, ou les berges du Léman à Genève, … ces quartiers si chics et si agréables du Magnifique Monde Mondialisé. Visite d’une fabrique de vases en émaux cloisonnés et polis. Très joli et parfaitement commercial.

11 juillet : La Grande Muraille. C’est haut, c’est raide, c’est irrégulier, c’est tout refait récemment, c’est brumeux, c’est plein de monde, c'est parfaitement commercialisé, c’est complètement inutile militairement parlant, c’est ingérable pour l’intendance, mais ça justifie de venir en Chine pour espérer faire une belle photo le jour où il fera le temps ad hoc. Perte de temps complète.

Le Soleil des cadrans solaires de la citée interdite

Visite d’une boutique de thé. Très rigolo et parfaitement commercial. Le quartiers anciens de Dashalan et Liulichang. Le soir, marché aux lasers verts et aux hélicoptères. Marchandage plutôt perdant (10€ par laser) mais pas complètement (Ils sont plus puissants que ceux que l'on arrive à importer en France par les réseaux commerciaux astro.). Fabrication d’un sceau en jade pour Magnitude 78.

12 juillet : La Cité Interdite avec ses six palais : celui de l’Harmonie Suprême, celui de l’Harmonie Parfaite, celui de la Préservation de l’Harmonie, celui de la Pureté Céleste, celui de l’Union et celui la Tranquillité Terrestre. Certains grands penseurs trouvent qu’il y manque celui de l’Harmonie Céleste et Néanmoins Impériale. La Colline du Charbon, le parc du Temple de la Lune, un jardin de bonzaï, le stade des jeux olympiques, le Palais d’Été. Lors de la visite de ce parc, on a omis de nous dire que le savant qui a conçu le réservoir d'eau et l'irrigation était aussi un dès plus grands astronomes de Chine. Et une boutique de perles d’eau douce chinoise, aucune perle de qualité mais le commercial est parfait. Train de nuit à destination de Xian.

Le Soleil des soldats de terre cuite à Xian

13 juillet : Ville de Xian, la Tour de la Cloche (Zhong Lou), la grande mosquée (dynastie Tang), la grande Pagode de l’Oie Sauvage (Da Yan Ta). Le tombeau de l’empereur Qin Shi Huang Di qui enrôla dit-on 700 000 hommes pour la construction de son mausolée (pas encore fouillé). Trois fosses situées à 1,5 km du tumulus ont été fouillées. La plus importante renferme plus de 6 000 statues de guerriers et de chevaux qui devaient constituer la garnison du tumulus. Les guerriers sont des terres cuites de 1,80 m avec casque et cuirasse. Les armes en bronzes ont été pillées. Superbe !

14 juillet : Site néolithique de Ban Po, temps libre dans la rue de Shu Yuan Men. Train à destination de Luo Yang. Personne n'a pensé à faire un petit excés de nationalisme... pourtant de rigueur le 14 juillet.

15 juillet : Grottes bouddhiques de Long Men à 15 km au sud de LuoYang, route vers Deng Feng. Monastère de Shao Lin (petite forêt) avec sa forêt des Stupas, le temple Zhong Yue Miao (pic du centre).

Le Soleil des moines guerriers à Shaolin

16 juillet : Visite de l’observatoire Guan Xing Tai (Plate-forme pour observer les étoiles) à Gao Cheng à 15 km au sud de Deng Feng. Il date de 1276 comme celui de Pékin. Mais il est resté comme il était à l’origine. C’est donc le plus vieil observatoire de Chine encore en état et c'est super intéressant! Mausolées de la dynastie Song, grottes bouddhiques de Shi Ku Si, route jusqu’à Zheng Zhou et train de nuit pour Nankin.

17 juillet : Le mausolée de Sun Yat Sen et sa voie sacrée. Visite de l’observatoire de la Montagne Pourpre (Zi Jin Shan) sur une colline dans la périphérie est de la ville de Nankin. Il date de 1930 et comporte aujourd’hui 6 coupoles rattachées à l'académie chinoise des sciences. Des instruments anciens y sont exposés. Monastère Wu Liang Dian et la pagode Ling Gu.

18 juillet : Route vers Yang Zhou, petite croisière sur le lac Shou Xi, monastère Da Ming, résidence de la famille Lu et du jardin Ge Yuan. Soirée calligraphie à même les dalles des places publiques. Rock-n-roll pour les anciens, skateboard pour les jeunes... Très sympa !

Le Soleil dans les jardins de Nankin

19 juillet : Départ vers Su Zhou, jardin de la Politique des Simples. Musée d’art et d’histoire. On y découvre une stèle avec la carte du ciel. Bien conservée contrairement à celle de la Montagne Pourpre. Visite d’une fabrique de soie très commerciales.

20 juillet : Promenade dans les ruelles de Su Zhou, départ vers Shanghaï, les gratte-ciels et le jardin du mandarin Yu, très beaux bonzaïs. Et c’est là que le stress nous retrouve. Furieuses discussions pour définir où aller voir l’éclipse. On a manqué de faire 1000 km en avion et coucher dans les poubelles de l'aéroport pour tenter de ne pas avoir de nuages. Gros énervements comme souvent avant les éclipses.

21 juillet : Matinée libre on en profite pour se promener en ville par le métro. On tombe sur la rue de Nankin, pleine des merveilleuses boutiques de marques… Autocar vers le site d’observation de l’éclipse à Jin Shan Wei. Premières pluie du voyage et gros orages dans la nuit.

Le Soleil des paysages de Guilin

22 juillet : Observation de l’éclipse. Voir les détails plus loin. Mais en gros, personne n’a vu le clou du spectacle… Départ vers Shanghaï et envol à destination de Guilin. On commence à voir des photos de l’éclipse dans les journaux du soir. En regardant de prêt, aucune image de la totalité n’est propre. Toutes ont été prises sous un voile de cirrus irrégulier. Sur certaines couvertures, des images dignes de Thierry Legault.

23 juillet : Croisière sur la rivière Li-Jiang, shopping dans les boutiques attrape touriste et soirée de pêche au cormoran (Pas encore commercial !).

24 juillet : Descente de la rivière Yu-Long en radeaux de bambou. Promenade romantique pour les amoureux et furieuse bataille d’eau pour les jeunes (beaucoup moins touchés par l’amour…). Visite de la forêt des collines de Gao-Tian et du marché : Certains y ont très bien vu les chiens à viande de boucherie. Mais curieusement, que des jaunes à poil ras ! Visite de la colline en trompe d’éléphant à Guilin. Vol vers Canton à 50 minutes de vol de Guilin. Mais le mauvais temps nous fait passer 3 heures dans l’avion sur le parking. Occasion formidable de contact avec des Chinois.

Le Soleil des gratte-ciel de Hong-Kong

25 juillet : Canton étant un nom de province, nous n'avons pas visité Canton, mais la ville de Guang-Dong, la capitale de la province. Visite de l’île de Shamian, l’ancienne concession franco-anglaise de Canton et du marché de la médecine traditionnelle chinoise. Transfert par bateau pour Hong-Kong par la Rivière des Perles. Jamais vu autant de centrales à charbon côte à côte ! Marché nocturne de Temple Street. On bouffe en ville sur les trottoirs à coté des putes et avec des clodos qui s'invitent : Séquence immersion locale… Certains auraient préférés ne pas me suivre sur ce coup-là !

26 juillet : Visite des jardins de la ville et découvertes des maîtres du Chi-Kong et autres Taï-Chi. Honk-Kong, ancienne colonie britannique avec ses jonques construites en bois de santal, ses constructions monumentales, le pic Victoria, le marché aux oiseaux… Dans la soirée, transfert vers l’île servant d’aéroport international. Retour.

27 juillet :Arrivée à Paris sur le coup de 05h30 après 19 jours de voyages et surtout 12 heures de vol. Le temps de rentrer en RER et je suis au boulot vers 09h30. C’est le soir qu’il faut se coucher tôt.

Récit de l'observation de l'éclipse

Cartes des lieux d'observations

Après les énervements de dernière minute pour la recherche du meilleur point d’observation, j’ai décidé d’abandonner les copains et de rester avec ma famille pour regarder l’éclipse depuis l’hôtel. L’autre solution eut été de prendre un bus de nuit pour aller à 300 km dans la direction où les cartes météo disaient que ce serait peut-être mieux. En restant sur place, les cartes météo disaient que ce serait invisible sous les nuages et sous la pluie.

C’est le genre de choix qui n’est pas facile à partager quand certains sont prêts à tous les tours de forces pour ne pas transiger avec leur envies tandis que d’autres ménagent prudemment leurs faiblesses en relativisant leurs malchances. Ce n’est jamais facile de rester avec les autres contres ses propres rêves, mais c’est plus glorieux.

Les convois officiels en bas de l'hôtel

De la chambre, le jardin au pied de l’hôtel semble très propice à l’installation mais la densité d’humidité de l’air et la couverture nuageuse ne sont pas propices du tout. On voit passer les voitures des officiels qui se dirigent vers la plage préparée pour les accueillir. La municipalité a décidé d'allumer l'éclairage public pour éviter les accidents en cas de nuit soudaine...

Les amateurs d'éclipses au pied de l'hôtel

Derrière l’hôtel on trouve tous les touristes regroupés par nationalité. Plein d’instruments en batterie. L’hôtel a gracieusement prêté ses chaises et organisé un bar en plein air. On peut se promener parmis des instruments de toutes sortes. Certains sont là pour faire de la vidéo, d'autres préparent des vues au téléobjectif, beaucoup sont là juste pour le spectacle...

Mon installation : Fort légère...

Mon installation est très légère. Vu les risques météo, je n’ai pas emporté mon T250. Juste des lunettes éclipse pour les phases partielles. Des jumelles pour la totalité. Un APN pour tenter de faire toute la série de photos conseillées par Mr Druckmuller (le célèbre photographe d’éclipse). Un sextant rudimentaire, un papier et des crayons pour relever sur un dessin la taille des plus larges extensions de la couronne. Mais c’est mal parti.

Une des expériences scientifiques du lieu...

Dans un coin, une indonésienne (si j’ai bien compris) avec une manip lourde, très lourde, de la haute physique... L'image ci-contre explique tous les détails. Je suis revenu la voir après l'éclipse pour lui demander ses résultats, mais on ne s'est pas compris.

Au cours de la phase partielle, il y a eu quelques trous dans les nuages, mais rien de bien dégagé. Comme de bien entendu, il n’y a pas eu de trou, même minime pendant la phase totale. On a vu la nuit. Tellement sombre que l’on a bien vu la pollution lumineuse jaune éclairant le dessous des nuages. Tellement longue que l’on a eu le temps d’apprécier un lent basculement du crépuscule d’ouest en est au travers des nuages.


Les seules images d'éclipse que j'ai pu obtenir pendant les trop rares trous de la couverture de nuage

Hormis les chronomètres qui annoncent le début et la fin de la totalité, rien n’est perceptible. C’est un long fondu enchaîné indistinct de la luminosité et de la température sur fond de nuages. Contrairement à toutes mes autres éclipses, pas d’explosion de joie à la fin de la totalité mais plutôt des blagues désabusées.

La pluie de mousson dix minutes après l'éclipse

Et puis 10 minutes après la totalité, en une fraction de seconde, on est passé d’un ciel nuageux à des trombes d’eau. On est bien en période de mousson ! L’air était saturé d’eau, la baisse de température avec le passage de l’ombre a fait se condenser des amorces de gouttes en haute altitude. En quelques minutes ce sont des trombes d’eau qui sont arrivées au sol. Nombreux sont ceux qui ont vu leur parebuée de téléobjectif se remplir d’eau le temps de sortir un parapluie…

Un des journaux d'après l'éclipse

Heureusement, l’hôtel est à coté. On se retrouve donc dans la chambre à regarder la TV chinoise qui fait un reportage sur l’éclipse avec des tas de caméras dans toute la Chine. Mais force est de constater que les autorités chinoises n’ont pas autorisé le direct. Toutes les images ont une heure de retard : L’information est contrôlée. Mais cela nous a permis de voir ce qui c’est passé à Shanghai juste pour la totalité : Il a plu ! Les automobiliste étaient bien nombreux sur le périphérique suréclairé ! Deuxième constat, il n’y a pas de bonnes images. Même ceux qui ont vu la totalité ont eu un voile nuageux assez important. Aucune couronne étendue nul part. Ça ressemble à une éclipse mondialement ratée.

La couverture du China Daily

Au retour des copains de l'excursion à 300 km de notre hôtel, nous apprenons qu'ils ont eu plus de chance que nous. Malgrès les nuages, ils ont pu distinguer la couronne basse et profiter d'une vue du Soleil noir. Les copains ont peu d'images à montrer, mais l'ami Serge à un dessin fort prometteur: À voir sur http://www.astrosurf.org/magnitude78/serge/images/eclipse_09.jpg Et au retour, quelques-uns comme Philippe Morel ont fait un article sur leur site internet, à voir sur : http://www.astrosurf.com/saf/articles/CR_ECL_20090722/ECL20090722.html

La couverture du Shanghaï Evening Post

Le soir du retour en France, on découvre les images des satellites qui ont enregistré la couronne à l’heure de l’éclipse. On a raté une très très belle couronne… À voir sur http://sohowww.nascom.nasa.gov/data/realtime/realtime-update.html

L'image ci-dessous combine les images de la couronne très lointaine, lointaine et de la chromosphère. Il y manque la basse couronne qu'aucun satellite ne photographie. On peut parfois utiliser les images coronographiques du Mauna Kea, mais il n'y en a pas eu pour ce jour d'éclipse.


Image composite créée à partir de plusieurs images SOHO

Les prochaines éclipses du Soleil sont déjà prédites et entrent dans les rêves :

11 07 2010 à l’île de Pâques ou en Polynésie semble hors de prix
13 11 2012 en Australie est tout à fait intéressante
20 03 2015 dans les îles Féroé semble risquée mais accessible
08 03 2016 en Indonésie : Sumatra, Kalimantan (ex Bornéo), Sulawesie, Moluques
21 08 2017 dans les grandes pleines de l’Amérique du nord

Et il y a plein de choses à raconter sur un si grand voyage, peut-être dans d'autres articles : L'observatoire de Gao Cheng, ...


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